A la trace (Deon MEYER)

Attention pavé de plus de 700 pages.

Ce roman policier est une enquête aux multiples ramifications racontée selon 3 points de vue. Milla Strachan travaille pour une agence gouvernementale de renseignements chargée de lutter contre le terrorisme. Lemmer est chargé légalement de conduire illégalement deux rhinocéros noirs, très rares et donc très chers, de la frontière zimbabwéenne jusque dans le haut Karoo. Enfin, Mat Joubert doit découvrir les raisons de la disparition d’un jeune cadre d’une compagnie de bus du Cap. Ces trois histoires sont reliées entre elles par le trafic de diamants, les gangs des townships et une cellule terroriste islamiste basée au Cap. Mais pourquoi?

Au final, ce roman est un puzzle géant qui ne se dévoile en totalité qu’à l’extrême fin. L’auteur décrit tellement bien l’atmosphère qui règne en Afrique du Sud. Il y a bien sûr la violence et les inégalités sociales mais aussi l’amour de la nature, des grands espaces et de la vie sauvage.

Couverture tirée du site : quaideslivres.fr

Bal tragique à l’UMP (Neila LATROUS – Jean -Baptiste MARTEAU)

Quatrième de couverture :

« Bal tragique à l’UMP : deux morts et plusieurs blessés. A l’automne dernier, l’UMP a offert le pire spectacle de l’histoire de la droite française. Entre recomptage des voix, accusations de fraudes et propos d’une rare violence lancés par les proches de Jean-François Copé et de François Fillon, cette première grande élection interne de l’histoire de l’UMP a scindé le parti. L’incendie semble circonscrit. Mais sur les braises encore vivaces, le feu ne demande qu’à repartir. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Ni un triomphe ni une reddition mais un cessez-le-feu accouché dans la douleur. Que s’est-il réellement passé en coulisses pendant ces jours désastreux ? Comment Jean-François Copé a-t-il manoeuvré pour ne pas laisser la victoire lui échapper ? Pourquoi François Fillon a-t-il menacé de saisir la justice ? Quelle a été l’influence des entourages respectifs dans l’escalade de la violence ? Et quel rôle a réellement joué Nicolas Sarkozy ? Qui a triché, et comment ? Ce livre vous révèle les dessous de ces heures fatidiques, celles où l’UMP a failli imploser. »

Une enquête sur un moment peu glorieux de l’UMP. Avec d’un côté un homme qui estime que sa seule présence doit amener le petit peuple à le suivre sans sourciller. Et de l’autre un type qui s’est dit que travailler c’est trop dur et voler c’est pas beau, alors autant être politicien parce que l’on mange gratuit.

En résumé, c’est l’histoire d’une loose grand modèle qui aura des répercussions énormes en 2017 puis lors des législatives de 2022… A la fin, ce sont toujours les électeurs qui décident.

Ciao les Loosers!

Les Dix Millénaires oubliés qui ont fait l’Histoire (Jean-Paul DEMOULE)

Quatrième de couverture :
« Pendant 99 % de l’histoire de l’humanité, l’homme a été un nomade chasseur, pêcheur et cueilleur. Comment est-on passé aux sociétés inégalitaires et sédentaires qu’on connaît aujourd’hui ? Que s’est-il passé pendant ces dix millénaires trop souvent absents de notre culture générale et médiatique ? Une invention décisive, en plusieurs endroits du globe : celle de l’agriculture – et de l’élevage. Grâce à elle, la population humaine va s’accroître rapidement, prendre le contrôle de la planète ce qui débouchera sur la création des premières villes, des premiers Etats et, finalement, de l’écriture et de l’histoire… Jean-Paul Demoule explore les pratiques de cette  » révolution néolithique  » (la guerre, le travail ou encore la religion) avec la hauteur de vue de l’archéologue et la passion de transmettre. Il bouscule notre vision de la préhistoire et notre rapport au monde tel qu’il est, ou tel qu’il pourrait être. »

Table des matières :
Chapitre 1 – Qui a inventé l’agriculture (et l’élevage)?
Chapitre 2 – Qui a inventé les maisons et les villages?
Chapitre 3 – Qui a inventé les outils, le métal et la roue (et le travail)?
Chapitre 4 – Qui a inventé les dieux (et Dieu)?
Chapitre 5 – Qui a inventé l’art (et le design)?
Chapitre 6 – Qui a inventé les chefs (et la servitude volontaire)?
Chapitre 7 – Qui a inventé la guerre (et les massacres)?
Chapitre 8 – Qui a inventé les tombes et les cimetières?
Chapitre 9 – Qui a inventé la domination masculine?
Chapitre 10 – Qui a inventé les migrations (et les immigrés)?
Chapitre 11 – Qui a inventé les peuples, les ethnies et les nations?
Conclusion. Les raisons d’un zapping.
Annexes

Un excellent essai historique sur une période très peu connue et enseignée. L’auteur développe la thèse selon laquelle ces dix millénaires « zappés » ont produits des effets jusqu’à notre XXI siècle. C’est à dire que les choix faits par nos antiques ancêtres ont déterminé nos sociétés modernes. Il est en ainsi pour notre mode de vie sédentaire, notre soumission volontaire à des chefs-guides, notre société organisée autour du travail, nos religions masculines, notre course à l’armement….

J’ai particulièrement aimé le chapitre consacré à la religion. Pour l’auteur, la religion a trois fonctions : « donner un sens à la vie humaine », « gérer la vie quotidienne » et « assurer la cohésion sociale ». Une religion se définit par des entités surnaturelles, des intercesseurs, des actions, des lieux pour ces actions. Ce qui signifie donc que, pour l’auteur, les religions sont des créations humaines et non pas divines répondant ainsi à notre désir d’irrationnalité au sens large. Il est difficile de déterminer qui du pouvoir temporel ou du pouvoir religieux a émergé en premier, mais il est aisé de comprendre que ces deux pouvoirs ont trouvé de nombreux points communs pour assurer leur pérennité… Enfin, pour l’auteur la domination masculine commence par la religion et les premières représentations humaines : les fameuses Vénus. Ces statues aux attributs féminins exagérés (sexe et poitrine ) témoignent plus « d’interrogations sur la sexualité du point de vue masculin » que de vénération à une déesse de la fertilité. D’où ensuite l’obsession masculine du contrôle de la sexualité féminine et des craintes qu’elle inspire. Les exemples actuels ne manquent pas.

Le chapitre consacré aux chefs et à la servitude volontaire est également très intéressant. L’auteur y développe l’idée que la servitude volontaire est acceptée dans la mesure où « hiérarchie et inégalités sociales apparues avec la sédentarité et la sécurisation alimentaire » sont supportées par la société. Il poursuit ainsi « d’autant que la richesse des uns ne diminue pas la pauvreté des autres. Comme le montrent toutes les dernière analyses économiques, selon laquelle la richesse ne cesserait de « ruisseler » de haut en bas, ne se vérifie pas dans la réalité. la richesse reste parfaitement concentrée en haut, où au contraire elle continue à s’accumuler ». Transmis au Président Macron…

Les Inspirés (Nicolas JACQUARD)

Quatrième de couverture :
« Pour cette communauté jusqu’alors secrète, persuadée de détenir la Vérité, nous sommes « Le Monde », « La Gentilité », l’oeuvre du diable. Elle s’appelle « La Famille », compte trois mille membres installés dans deux arrondissements de l’Est parisien. Trois mille personnes, pour seulement huit patronymes. On n’entre pas dans la Famille, on y naît. On s’y marie entre cousins. En sortir est impossible.
Elle pourrait être une secte parmi d’autres. Elle est bien plus que cela. La Famille est l’ultime avatar d’un mouvement religieux clandestin né au coeur du siècle des Lumières. Elle est le fruit d’une saga surréaliste de trois cents ans, épousant dans l’ombre l’histoire de France. Qui est cette Élie qu’elle a pris pour messie ? Qui est la mystérieuse soeur Élisée, prêtresse secrète et maîtresse de sulfureuses cérémonies sensuelles ? Quels sont ses liens avec la franc-maçonnerie ? Pourquoi certains de ses dissidents vivent-ils en reclus dans un village de Haute-Loire ?
Au terme d’une vertigineuse enquête, plusieurs de ses membres se racontent pour la première fois. Les traditions de la Famille, ses tabous, ses croyances, ses joies, ses souffrances et son angoisse de l’Apocalypse sont dévoilés au grand jour. Son unique espoir : suivre la voie tracée par ses Inspirés, ceux des siens auxquels Dieu parle à travers d’étranges transes mystiques. Mais peut-être est-il déjà trop tard. Qui sait si pour la Famille, la fin des temps n’a pas déjà débuté… »

Tellement mal écrit et/ou structuré que je me demande encore si l’auteur est vraiment journaliste et si Nicolas JACQUARD n’est pas un pseudo… Le sujet est vraiment intéressant mais l’auteur n’est absolument pas objectif ni neutre. C’est à dire qu’il est profondément contre cette famille : critiques et moqueries sont présents à chaque page. J’en viens à me demander s’il n’est pas jaloux et si ce n’est pas un membre de la Famille ayant choisi de la quitter.

La structure du livre est mauvaise : des allers-retours, des noms modifiés soi-disant pour protéger les sources, une multiplication des références et des personnages pour bien perdre le lecteur. Enfin, les chapitres relatifs aux expériences en kiboutz sont tellement bien détaillés dans l’horreur que je me pose des questions sur la santé mentale de ce type. Il manque également une définition claire du jansénisme.

Bref, le thème est sympa mais cette enquête est très mal menée… Je conseille à l’auteur de passer par la case « école de journalisme ». A moins qu’il ne s’agisse d’un roman auquel cas je conseille à l’auteur de passer par la case « école ».

L’Enigme amish (Jacques LEGERET)

Quatrième de couverture
« Il est rare que les Amish du Vieil Ordre accueillent sous leur toit une famille étrangère ( » anglaise », comme ils disent) et la fassent participer à la plupart de leurs activités religieuses et sociales. Jacques Légeret sa femme et leur fils, ont ce privilège de vivre de l’intérieur cette expérience depuis plus de 14 ans, dans une communauté amish de Pennsylvanie où ils ont séjourné plus d’une trentaine de fois. Le récit de cette vie commune est donc d’un grand intérêt d’autant plus que Jacques Légeret, journaliste féru d’histoire et de sociologie, explore le cœur d’une société radicalement différente de celles de notre monde occidental. ŒComment est-il possible, au cœur des Etats-Unis, de vivre au XXIe siècle tout en respectant des règles religieuses et morales établies aux XVIe et XVIIe siècles? Comment parvient-on, au pays de l’individualisme et de la concurrence à outrance, à refuser la compétition? Peut-on vivre aujourd’hui en refusant d’utiliser les principales ressources de la technologie moderne? ŒJacques Légeret répond à ces questions et nous introduit dans une société qui relativise fortement nos valeurs et nos certitudes : malgré un système qui nous semble, de l’extérieur, relativement coercitif, les communautés du Vieil Ordre Amish sont en expansion sans avoir sacrifié une once d’un héritage issu directement de la réforme anabaptiste du XVIe siècle. »

Table des matières :
I. L’histoire méconnue

  • Des anabaptistes aux Amish
  • Le théâtre sanglant
  • Menno Simons et la mise à ban
  • Le schisme amish
  • Direction : l’Amérique du nord

II. La vie religieuse

  • Une société rédemptrice
  • Les deux royaumes
  • La société civile et religieuse
  • L’Ordnung et la séparation du monde
  • Le service religieux
  • L’Ausbund
  • Le baptême
  • La communion
  • Excommunication et confession
  • Une théologie amish?
  • La non-violence

III. La vie séculière

  • L’habillement
  • Une communauté trilingue
  • L’école amish
  • Les compromis technologiques
  • L’agriculture
  • Les femmes amish…
  • … et leurs quilts
  • L’art de la table
  • Les loisirs
  • La santé, de la naissance…
  • … à la mort
  • La retraite à la carte
  • Les Amish et les médias
  • Le capitalisme amish

Conclusion
Annexes
Bibliographie-Filmographie

Une excellente introduction à la vie amish. Il ne s’agit pas d’une étude sociologique scientifique mais plutôt d’une étude empirique du mode de vie amish, associée à une rapide histoire du mouvement anabaptiste.

S’il est évident que Légeret éprouve une sincère amitié pour les familles qu’il a rencontrées, son point de vue n’est pas du tout hagiographique. En effet l’auteur reste tout à fait lucide sur les limites de la culture amish pour un occidental habitué au confort technologique et attaché à la liberté individuelle. Son but n’est pas de défendre la culture et les traditions, qui nous paraissent parfois rétrogrades, des Amish du Vieil Ordre, mais plutôt de faire comprendre aux lecteurs le pourquoi de cette farouche volonté de rester séparés du monde et de ses mondanités.

Un excellent ouvrage qui mène à une réflexion personnelle en ces temps où la sobriété de notre mode de consommation fait la une de notre actualité.

Elisabeth II, la Vie d’un Monarque Moderne (Sally BEDELL SMITH)

Quatrième de couverture

« Cette nouvelle biographie de Sally Bedell Smith explore en profondeur la vie privée et la vie publique de la Reine qui aura marqué la seconde moitié du XXème siècle. L’auteur, journaliste à Vanity Fair et spécialiste de la monarchie britannique, a eu un accès inédit aux correspondances de la Reine et à ses proches collaborateurs. Elle s’est entretenue avec plus de 250 personnes parmi les amis de la Reine, dont beaucoup ne s’étaient encore jamais exprimés, ainsi que d’anciens chefs d’état, des premières dames des conseillers du Palais et des ambassadeurs. Ils lui ont révélé de nombreux détails et anecdotes permettant de dresser un portrait clair, précis et incisif de la souveraine qui a dû apprendre à concilier sa vie d’épouse, de mère et de grand-mère (et même d’arrière-grand-mère) et son rôle à la tête d’un empire ayant subi une véritable transformation sociale tout au long de son règne. Elle montre avec pertinence comment l’obligation d’être toujours neutre pour incarner une force immuable et rassurante a influencé toute la vie d’Elizabeth II, la forçant notamment à dissimuler un sens de l’humour assez développé et visible uniquement par ses proches, dont certains font à l’auteur des révélations amusantes. Nous comprenons mieux à la lecture le statut d’icône de la Reine, que Churchill résumait ainsi :  » Si nous subissons une défaite, le Parlement renverse le gouvernement. Si nous remportons une victoire, la foule acclame la Reine. « 

Une biographie très agréable à lire même si il s’agit plus d’une hagiographie que d’une biographie rigoureusement neutre. La thèse développée par l’autrice tout au long des 600 pages est que le rôle d’Elisabeth II est plus de représenter et maintenir l’unité du Royaume-Uni et du Commonwealth que de jouer un rôle purement politique.

Table des matières

  1. Une éducation royale
  2. Un mariage d’amour
  3. L’appel du destin
  4. « Prêtes, les filles? »
  5. Affaires d’Etat
  6. Faite pour la télévision
  7. Nouveaux départs
  8. Le refuge de la routine
  9. Sous les projecteurs
  10. Le cercle du silence
  11. Certainement pas
  12. Ressentir l’amour
  13. La Dame de fer et la Rose anglaise
  14. Une relation très spéciale
  15. Fractures familiales
  16. « Annus horribilis »
  17. Tragédie et tradition
  18. Amour et chagrin
  19. Du cinéma
  20. Une soldate de coeur
  21. Longue vie à la reine!
    Conclusion

A noter la sempiternelle préface d’un parasite célèbrement inconnu persuadé qu’il sert de caution à l’édition française. La Reine d’Angleterre a t’elle besoin d’une caution? Gagnez du temps, sautez les pages.

Histoire du Portugal (Jean-François LABOURDETTE)

Quatrième de couverture

« Toutes les nations sont des mystères », écrivait Pessoa. Cette affirmation s’applique au Portugal plus qu’à toute autre. Comment, en effet, ce territoire sans unité naturelle et dont la population était si diverse est-il devenu l’un des premiers Etats-nations de l’Occident ? Comment expliquer que ce petit royaume se soit lancé dans les grandes découvertes qui allaient bouleverser l’Europe de la Renaissance ?
L’épopée singulière des Portugais se dessine au xiie siècle, pendant la Reconquête, quand leur premier roi répand l’idée que Dieu l’a élu pour combattre les païens et les Infidèles. La vocation impériale, qui traverse toute l’histoire du Portugal, s’est nourrie de cet esprit de croisade, inséparable d’une forme particulière de messianisme, le sébastianisme. Dès le xive siècle, les Portugais commencent à se lancer sur les mers. Sous le règne de Manuel de Fortuné, ils sont à la tête du plus grand empire maritime et commercial du monde, mais celui-ci sombre avec l’Union ibérique, imposée par Philippe II. Une autre chance s’offre au pays, qui retrouve son indépendance en 1640, grâce au sucre et à l’or du Brésil, mais ce deuxième empire s’effondre avec les invasions napoléoniennes. Pendant près de deux siècles, le Portugal cherche à fonder un empire en Afrique. Mais ni la monarchie, ni la courte expérience républicaine, ni la dictature militaire de Salazar ne peuvent ressusciter le rêve impérial. Jusqu’à la révolution des Œillets, en 1974, le pays s’enfonce dans une irrémédiable décadence et s’accroche obstinément à ses derniers domaines d’outre-mer. Une nouvelle époque allait bientôt s’ouvrir : celle du Portugal européen.

Je retiens quelques paragraphes intéressants. Le premier pourrait servir à expliquer à un certain président français que la théorie du ruissellement ne fonctionne pas et que la souveraineté populaire n’est bien souvent qu’une façade.

  • « Au lieu d’utiliser les trésors qui venaient du Brésil et faisaient de lui le souverain le plus riche d’Europe, Jean V les dilapida sans bénéfice pour son royaume. La grande noblesse et le haut clergé, qui, après la Couronne, en furent les principaux bénéficiaires, l’imitèrent. Au lieu de se rendre indépendant de l’Angleterre par des créations de manufactures qui auraient approvisionné le Brésil de tous les produits fabriqués qu’il consommait, en particulier les textiles, Jean V préféra en charger les négociants britanniques.
    Au lieu de construire une flotte de commerce, protégée par une puissante marine de guerre, qui aurait eu le monopole des transports transatlantiques, il s’en remit complètement aux navires britanniques. Tous les bénéfices du commerce avec le Brésil furent ainsi confisqués par l’Angleterre : tout son or, comme celui des négociants étrangers, était transporté à Londres par un système de paquebots (navires de guerre) qui venaient le chercher à Lisbonne » (page 371).
  • « Pour Salazar, la notion de souveraineté populaire n’était qu’hypocrisie. »Nous avons vu que l’adulation des masses qui a abouti à l’institution du peuple souverain n’a donné au peuple, en tant qu’agrégat national, ni influence dans la marche des affaires publiques, ni ce dont le peuple – souverain ou non – à le plus besoin à savoir être bien gouverné ». (page 571)
  • « Il déniait au régime parlementaire toute capacité à gouverner pour l’intérêt commun. La Ire République l’avait prouvé : « A côté de l’énorme majorité qui gagnait sa vie par le travail, les camarillas politiques gagnaient leur vie dans la politique, et il probable, sinon certain, que les intérêts des partis étaient bien distincts des intérêts supérieurs de l’état. » (page 571)

Tables des matières
Première époque (1140-1385) : le Portugal,création de la dynastie capétienne de Bourgogne
I. Naissance et formaion du Portugal
II. De la monarchie féodale à la monarchie des légistes
III. L’affirmation de la nation portugaise
IV. La crise du XIVe siècle et la consécration de l’indépendance nationale

Deuxième époque (1385-1640) : le Portugal vers le grand large : la création du plus grand empire maritime et commercial du monde
V. La gloire de la dynastie d’Avis : vers la monarchie absolue
VI. Découvertes et conquêtes
VII. La thalassocratie portugaise
VIII. Grandeur et décadence de la maison d’Avis
IX. Ombres et lumières d’un iècle d’or portugais
X. L’union dynastique du portugal et de l’Espagne
XI. Le naufrage de l’union ibérique

Troisième époque (1640-1807) : la monarchie luso-brésilienne des Bragance
XII. La restauration de l’indépendance
XIII. Le Portugal restauré
XIV. Le siècle de l’or
XV. Les despotisme pombalin
XVI. Le Portugal au siècle des lumières
XVII. La fin de l’ancien régime portugais

Quatrième époque (1807-1974) : le rêve impérial brisé
XVIII. Les guerres civiles et la victoire du libéralisme
XIX. L’échec du libéralisme
XX. L’Estado Novo
XXI. Le Portugal européen.

Conclusion : le Portugal à l’aube du IIIe millénaire

Rouen, 1203 (Jean d’AILLON)

Cette aventure se situe dans l’exacte continuité de la précédente. En effet, elle démarre avec le retour de Guilhem de Rome. Mais cette aventure a ceci de particulier qu’elle regroupe deux intrigues dont l’une prend sa source dans les états latins d’Orient.

Pour cheminer vers son fief de Lamaguère, Guilhem est accompagné de plusieurs voyageurs revenant de Terre Sainte dont certains portent un lourd secret….. qui attise les convoitises des Templiers, d’Aliénor d’Aquitaine, des marchands de reliques et d’un groupe de Nizârites – une communauté mystique chiite.

Aussi, lorsque l’un de ces voyageurs se fait assassiner à Lamaguère, Guilhem se lance-t’il à la poursuite des responsables. Ces derniers, installés à Rouen, se trouvent être à la solde de l’infâme et cruel roi Jean qui détient une partie de la Bretagne et de la Normandie.

Guilhem va devoir retrouver les assassins, les punir, libérer plusieurs de ses compagnons emprisonnés dans les geôles de Jean-sans-terre et rentrer sain et sauf. Pour ce faire, il sera aidé par un chevalier nizârite instruit dans l’art de contrefaire des reliques religieuses. Il faudra par moins de tout le talent, le courage et la ruse des deux hommes pour mystifier leurs adversaires.

Une excellente histoire. J’ai retrouvé les ingrédients qui m’ont fait aimer les aventures de Guilhem d’Ussel : en enquête dans la France médiévale parfaitement documentée.

La Wicca (Scott CUNNINGHAM)

Voici la quatrième de couverture :

« La Wicca, de Scott Cunningham, est considéré connue le meilleur livre sur la tradition ancestrale de la magie blanche. Avec pédagogie, l’auteur nous initie tout d’abord aux principes, aux déités, aux rituels et aux outils qui permettent de se relier magiquement et spirituellement aux énergies de la Terre. Ensuite, pour le volet pratique de la Wicca, des exercices à base de visualisation et de méditation ainsi que des techniques magiques, faciles à réaliser, sont proposés. La dernière partie contient le précieux Livre des ombres, de l’auteur, avec des invocations et des informations essentielles sur les herbes, les huiles, les encens, les cristaux, les runes, etc. Un manuel complet et pratique de magie sacrée érigée en art de vivre. »

Table des matières :
Première partie : la théorie

  1. Wicca et chamanisme
  2. Divinités
  3. Magie
  4. Musique, dase et gestuelle
  5. Rituel et préparatifs
  6. Cercle magique et autel
  7. Les jours de pouvoir
  8. La spirale de la renaissance
  9. A propos de l’initiation

Deuxième partie : la pratique

  1. Exercices et techniques magiques
  2. Consécration personnelle
  3. Conception de rituels

Troisième partie: Le livre des Ombres des Pierres Debout
Introduction
Avertissement
Les fêtes saisonnières
Un rituel de gestes
Recettes
Magie wiccane avec les cristaux
Symboles et signes
Magie runique
Sortilèges et magie

Annexes
Glossaire
Lectures suggérées
Index

Amerigo (Stefan ZWEIG)

L’Amérique, chacun le sait, aurait dû s’appeler Colombie. Amerigo Vespucci, qui lui donna son nom, n’avait en rien contribué à sa découverte, ni même revendiqué ce privilège. Alors, pourquoi lui ? Dans cet essai écrit en 1941 – alors même qu’il s’installe en Amérique -, Stefan Zweig reconstitue l’enchevêtrement des circonstances, des hasards, des malentendus qui sont à l’origine de cette étrange erreur. Jeu d’érudit ? Pur délassement intellectuel ? On aurait tort de s’en tenir là. Ecrivain inlassablement assoiffé d’agrandir ses horizons, le romancier de Vingt-Quatre Heures de la vie d’une femme, le biographe d’Erasme et de Balzac nous invite ici à voir le monde avec les yeux des hommes du XVè siècle, leurs connaissances, leurs incertitudes, leurs mœurs. Un an avant sa mort volontaire, il nous fait mesurer, aussi, l’incommensurable distance qui se creuse entre le vécu et la mémoire, entre les perceptions du présent et ce que les siècles futurs retiendront de nous…

Couverture tirée du site : quaideslivres.fr

Table des matières :

  • Amerigo
  • La situation historique
  • Pour trente-deux pages, l’immortalité
  • Un monde reçoit son monde
  • La grande bataille commence
  • Les documents s’en mêlent
  • Qui était Vespucci?